The Magic Order : Audacieux, magique et surprenant !

Le monde a déjà été, à bien des occasions, en proie à d’horribles créatures. Et si nous, le commun des mortels, n’en avons jamais entendu parler, c’est grâce à l’Ordre magique qui vit parmi nous et qui a pour objectif de nous défendre à notre insu. Mais depuis peu, les membres de l’Ordre meurent les uns après les autres. La seule certitude ? Le meurtrier use de la magie.

Il a souvent été reproché à Mark Millar d’écrire ses scénarios de comics comme s’ils étaient destinés à être adaptés en films par la suite, et ce à raison puisque l’auteur ne s’en est jamais vraiment caché comme le démontrent Wanted, Kick-Ass et Kingsman. Là où certains récits parviennent à retirer du positif de cette pratique (Empress par exemple), d’autres (Chrononauts) représentent le b.a.-ba de ce qu’il faut à tout prix éviter quand on écrit un comic-book.

Pourtant, Netflix a tout de même choisi de miser sur l’artiste écossais en rachetant sa maison d’édition : le Millarworld. Et la première adaptation Netflix d’une œuvre de cette dernière sera, comme vous vous en doutez, The Magic Order.

Tout ou rien ?

Lorsque l’on lit les premières pages du comic-book, on pense, d’une façon ou d’une autre, à une autre saga magique qui a fait les beaux jours de la littérature fantastique et du cinéma : Harry Potter. Et puis, de page en page, on oublie cette idée aussi vite qu’elle s’est imposée à notre esprit. Car si The Magic Order est aussi une histoire de magie, il n’est pas question de jeunes adolescents allant à l’école afin de parfaire leur art. Ici, l’accent est mis sur un cercle d’initiés déjà formés à la tâche.

A la tête de ce cercle, Leonard Moonstone, un magicien talentueux, fait figure de patriarche. Et c’est autour de ses enfants que s’articule le récit : Gabriel, un jeune homme surdoué en magie, a pourtant décidé de sortir des sentiers battus pour vivre une vie « normale ». Regan, à l’inverse de son frère, est certes moins doué mais suit le même chemin que son père tandis que la petite dernière, Cordelia, prend le rôle de la rebelle (sexe, amour et roc… magie !) de la famille.

Pour ce premier volume, Millar prend le temps de nous fournir suffisamment d’informations pour installer son récit alors que tout portait à croire, avec le rachat du Millarworld, que vitesse et précipitation seraient au rendez-vous. Sans pour autant nous en mettre plein la vue, on est tout de même à mille lieux de ses pires créations : ouf, on peut donc souffler! Et le scénariste fait même mieux que ça pour l’occasion : il développe une ambiance basée sur son scénario et surtout sur de nombreuses idées originales. Pour n’en citer qu’une : le château de l’Ordre est situé dans un tableau. Oui, un tableau. Le genre d’idées qui, associées aux magnifiques planches d’Olivier Coipel (House of M, Spider-Man : Spider-Verse), immergent le lecteur sans difficultés. A cela, précisons également que Dave Stewart, coloriste, y va de sa petite touche personnelle et, tout comme son collègue dessinateur, livre ici un travail remarquable.

Au final, sans atteindre le statut d’immanquable, ce premier volume de The Magic Order est une bien belle entrée en matière dans la série. On y découvre un arc complet qui réussit à nous surprendre grâce à des subtilités magiques imaginées par Mark Millar. Et puis, que dire des dessins de l’artiste Olivier Coipel qui nous enchante, encore une fois, grâce à son sublime coup de crayon.

Note : 8/10

R.L.

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