Les Chroniques de Corum : Chevaliers et magie à l’ordre du jour !

Le prince Corum vit dans son domaine, entouré des siens, et sans se préoccuper outre-mesure du monde qui l’entoure. Membre d’une race ancienne capable de voyager entre les plans qui composent notre univers, le Prince, sur la demande de son père, quitta la propriété familiale pour découvrir comment se portaient les siens. A sa grande surprise, il ne trouva que ruines et désolation en lieu et place des domaines riches et fortifiés de ses semblables. La faute aux Mabdens, nouvelle race dominante refusant toute forme de compromis et s’attaquant sans vergogne à ceux qui refuseraient de se soumettre… Commence alors un long périple motivé par la vengeance pour Corum, le Prince à la Robe Écarlate, dans « Les Chroniques de Corum – Le Chevalier des Épées. 

Entre les noms ronflants d’auteurs de récits fantastiques que sont ceux de J.R.R. Tolkien, Ron E. Howard et H.P. Lovecraft, on trouve également celui de Michael Moorcock. Romancier anglais, ce dernier créa le célèbre « Elric de Melniboné » en 1961, un héros fantastique qui marqua une génération entière de lecteurs. Parmi les créations de Moorcok, il faut également rappeler celle d’un chevalier du nom de Corum et c’est, comme vous pouvez vous en douter, l’histoire de ce dernier qui est transposée dans le comic-book dont il est question dans cette chronique.

Fort de dons désormais oubliés de tous, Corum doit affronter les Mabdens, une nouvelle race d’êtres belliqueux qui ne sont ni plus ni moins que des… humains. Ceux-ci, désireux de s’approprier le monde qui les entoure, ont choisi de renverser toutes les factions, tribus et autres peuplades ne se soumettant pas à leurs us et coutumes. Certains y verront sans mal un parallèle avec le monde réel, preuve, s’il en fallait une, du génie de l’écrivain britannique.

Très vite, on s’aperçoit aussi que Moorcock a créé une véritable mythologie, comme l’a fait Tolkien notamment, et que chaque race, magie et personnage est régi par des règles bien spécifiques. Ce qui n’empêchera pas le Prince, héros du récit, de s’élever contre les puissances qui contrôlent bien des aspects de l’univers. L’occasion pour le lecteur de découvrir, via le périple du chevalier, des contrées fantastiques où vivent des êtres étranges et dominés par des Dieux, rien que ça.

Ce récit, bien qu’écrit en 1970 (et adapté en comics à la fin des années 80), reste captivant et profite d’une narration travaillée. D’ailleurs, pour ce qui est de l’adaptation du roman de Moorcock en comics, Mike Baron réalise un sans-faute malgré la difficulté de l’exercice. Dans cette aventure, il n’est évidemment pas seul puisque c’est à Mike Mignola (Hellboy) que l’on a confié les rênes en ce qui concerne les dessins. Ces derniers, certes assez vieillots, n’en demeurent pas moins sublimes et, avec le jeu de couleurs rétro de Ripley Thornhill et de Linda Lessmann, offrent une véritable incursion dans un monde d’heroic-fantasy dont il est difficile de ressortir !

Note : 8/10

R.L.

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