Black Panther – L’homme sans peur : un récit daredevilien pour T’Challa

Après « Qui est la Panthère Noire ? » et « Black Panther : Ennemi d’Etat« , c’est au tour de « Black Panther : l’homme sans peur » de passer sous notre regard critique.

Tout d’abord, petite précision nécessaire : nul besoin de connaître le ou les personnages pour se lancer dans ce comic-book. L’essentiel de ce que le lecteur doit savoir est résumé en début de volume, à savoir : Matt Murdock alias Daredevil quitte Hell’s Kitchen et laisse la place à son ami, Black Panther.

Aidé par Foggy Nelson, T’Challa obtient de faux papiers et donc, une nouvelle identité. Et ce n’est pas tout puisque l’ex-associé de Murdock lui fournit également un job et un toit. Bien loin de sa contrée natale, la Panthère Noire doit, non seulement faire sans la technologie ultra-moderne de son pays, mais aussi apprendre à connaître son nouvel environnement. Et ce dernier exercice n’est pas aisé, au contraire. Gangrené par le crime, Hell’s Kitchen est loin d’être un havre de paix accueillant lorsqu’il est question de vagabonder de nuit dans des ruelles sombres où les voyous côtoient les dealers et autres mafieux. Ce dont Black Panther se rendra rapidement compte face à Vlad Dinu, un mafiosi roumain qui lorgne sur la place du Caïd laissée vacante par Wilson Fisk.

Dès lors, que ce soit par son ambiance, son scénario ou encore ses personnages, ce comic-book de David Liss, romancier, s’apparente à un véritable polar noir. Et cela n’est pas le fait que du scénario puisque les dessins magnifiques y contribuent également. A ce niveau, Francesco Francavilla (Black Beetle, etc.) a réalisé un travail d’orfèvre pour offrir à ce comic-book un univers rappelant les plus belles histoires de gangsters ! Et les encrages et la palette de couleurs ne sont pas en reste : ils viennent couronner une partie graphique qui subjuguera, à n’en pas douter, tous les lecteurs.

Black Panther ou Daredevil ? 

Si l’on retrouve T’Challa au milieu de Hell’s Kitchen, ce n’est pas pour marcher dans les pas de son prédécesseur. D’ailleurs, David Liss a tenté tant bien que mal de différencier la façon d’agir de Black Panther de celle de Matt Murdock. Dès lors, on assiste à des événements liés aux minorités -n’oublions pas que T’Challa est, le temps de ce récit, un Africain immigré et que Vlad Dinu, l’antagoniste principal, est d’origine roumaine- durant lesquels le héros n’aura de cesse de se demander où est sa place dans cette nouvelle ville.

Seulement, malgré ses efforts, le scénariste n’arrive pas à faire oublier Daredevil. Pire encore, on se met, à intervalle régulier, à constater des ressemblances entre la Panthère Noire et… Batman ! Ses poses iconiques, son absence de pouvoirs, sa relation avec les forces de police : de nombreuses idées ne sont malheureusement pas l’apanage de T’Challa.

Et puis, petit détail amusant, les lecteurs avertis n’auront pas manqué de remarquer la ressemblance entre le policier qui accepte l’aide de Black Panther et Jim Gordon, figure mythique de la mythologie de l’homme chauve-souris.

Tout cela conduit ce « Black Panther : l’homme sans peur » au rang des meilleurs comics sortis en VF et dédiés à T’Challa. Ce statut, ce récit le doit d’abord à son aspect graphique qui tend à créer une ambiance digne des meilleurs polars noirs et ensuite, à sa trame narrative qui, même si elle ne restera pas dans les annales, offre tout de même à la Panthère Noire une aventure intéressante, prenante et attrayante.

Note : 8/10

R.L.

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