Legion of Super-Heroes – Great Darkness Saga : une série oldschool comme on les aime !

On dit souvent que ce sont dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes. Et bien, on pourrait dire que l’adage se vérifie, une fois encore, avec Legion of Super-Heroes : la saga des Ténèbres paru chez Urban comics.

Mais la Légion, quèsaco ? La Légion est un groupe, un très grand groupe même, de super-héros vivant au XXXème siècle. Ses membres se nomment Saturn Girl, Cosmic Boy, Lightning Lad ou encore, Superboy. Oui, vous avez bien lu, ce dernier est bien le Clark Kent que l’on connaît. L’explication est simple : Clark a inspiré, dix siècles plus tard, certains héros, fondateurs de la Légion. Il est donc naturellement invité à voyager dans le temps pour rejoindre la Légion et aider ses membres contre d’obscures menaces de leur époque.

Et la saga des ténèbres dans tout ça ? Il s’agit d’une série (dont tous les épisodes se retrouvent dans le comic-book chroniqué ici) considérée comme la meilleure aventure de la Légion. On vous explique tout de suite pourquoi.

En 1982, alors qu’il s’était déjà illustré sur certains épisodes mémorables, le scénariste Paul Levitz reprend la Légion en main et entame ce qui deviendra un événement marquant dans l’histoire de cette assemblée de héros. Publiée chez Urban comics dans sa collection « DC Confidential », la série nous dévoile un mal obscur qui s’en prend aux héros sans jamais révéler son identité ou son origine. Pire encore, les sbires de ce mystérieux bad guy semblent plus forts que les meilleurs membres de la Légion ! Cette dernière, pourtant constituée de personnages aux pouvoirs distincts et munie d’une technologie futuriste, ne parvient pas à contrecarrer son ennemi. C’est donc sur base de ce mystère et surtout du suspense qui en découle que Levitz a articulé cette histoire incontournable.

Incontournable aussi pour sa narration, et ce malgré le poids des années ! A ce propos, le grand âge de ce comic-book se ressent tout de même du côté des dessins qui, malgré le dynamisme insufflé par Keith Griffen, restent ancrés dans les années 80.

Quant aux autres défauts (minimes mais quand même…) de l’œuvre, citons le nombre très, mais alors très, conséquent de personnages qui pourrait rebuter plus d’un lecteur. Pour s’y retrouver, Urban a eu la bonne idée de compiler en début de volume les « fiches d’identité » des principaux protagonistes. Pourtant, à l’inverse d’autres parutions, ces brefs résumés ne suffisent pas toujours. Dans La Saga des Ténèbres, douze personnages se retrouvent en début de volume mais ils sont bien plus nombreux à investir ses page. Toutefois, le travail éditorial reste suffisant pour comprendre l’aventure dans son ensemble. Et puis, rien de bien grave à ce niveau puisque les dialogues, quelque peu vieillots, rattrapent ce manquement. Dans les faits, il était beaucoup plus fréquent à l’époque d’interpeller régulièrement les personnages par leurs noms :

— Ca va, Cosmic Boy ?

— Oui et toi, Saturn Girl ?

— Oh, mais ne serait-ce pas Wildfire qui arrive ?

(On exagère à peine…)

Le seul défaut majeur de cette publication réside dans son choix de couverture. Un choix absolument impardonnable vis-à-vis de tous ceux qui n’auraient jamais entendu parler de la Légion auparavant. On y voit Darkseid en gros plan, ce qui, vous l’aurez compris, brise tout suspense quant au grand méchant de l’histoire. On a bien conscience que le seigneur d’Apokolips permettra toujours de vendre plus de comics que les héros de la Légion, mais quand même…

En conclusion, Legion of Super-Heroes : la Saga des Ténèbres reprend tout ce qui nous a fait aimer les super-héros : un mystère (si l’on passe outre la couverture, ahaha), des héros aux pouvoirs différents et avec des personnalités distinctes, des lieux magiques sortis tout droit de l’imagination fertile d’un scénariste de talent, des ennemis emblématiques et un final qui ne manque pas de panache !

Le label « DC Confidential » qui s’attarde sur de grandes histoires (comme Justice Society : The Golden Age) sorties dans l’ombre des plus grands events de DC Comics, recèle donc de petites pépites que l’on ne saurait que trop vous conseiller pour peu que vous arriviez à passer outre le côté oldschool des dessins et de certains dialogues. A l’inverse, si c’est le rétro qui vous attire : foncez sans plus attendre !

Note : 8/10

R.L.

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