Black Monday Murders : A l’origine des crises financières, la magie noire

Une nouvelle offre de lancement à 10€ pour un comic-book et le nom de Jonathan Hickman inscrit sur la couverture auront probablement suffi à convaincre une partie du lectorat de se jeter sur Black Monday Murders. Et si cela ne suffisait pas; précisons que ce n’est ni plus ni moins que Tomm Coker que l’on retrouve au côté d’Hickman, soit un artiste reconnu pour son travail sur « Daredevil Noir ».

Mais revenons-en à Jonathan Hickman, auteur prolifique à qui l’on doit notamment Infinity, East of West, The Manhattan Projects et bien d’autres récits, et qui nous raconte ici l’histoire des krachs boursiers. Ces fameux événements économiques au cours desquels de nombreux banquiers, traders et chefs d’entreprises ont perdu toute leur fortune. Et si ces effondrements économiques n’étaient pas dus au hasard ? Et si c’était l’œuvre d’un petit groupe d’avertis recourant régulièrement à la magie noire ? L’hypothèse semble saugrenue mais c’est pourtant bien le pitch de départ de ce Black Monday Murders.

Le récit débute sur le meurtre d’un membre de la puissante famille Rothschild. Un assassinat peu commun puisque tout porte à croire qu’un étrange rituel satanique se cache derrière cet acte criminel. Dès lors, les enquêteurs chargés de l’enquête vont redoubler d’efforts sans pour autant parvenir à mettre la main sur la clé de l’énigme. Parce que oui, Hickman oblige, n’espérez pas tout connaître de l’univers de Black Monday Murders dès ce premier volume. Si, via quelques flashbacks, on comprend aisément quels sont les rôles des quelques personnages principaux, c’est tout (ou presque) ce que vous aurez l’occasion de vous mettre sous la dent en matière de compréhension. Le scénariste de The Manhattan Projects présente un talent indéniable mais également un sens de l’écriture assez perturbant. En d’autres mots, pour comprendre la portée et les ramifications des événements de ce premier tome, il vous faudra encore passer par, au minimum, le prochain volume.

Cependant, si vous êtes de ceux qui vénèrent Hickman et qui, n’ont pas peur de s’immerger dans une histoire qui a encore tout à prouver, Black Monday Murders devrait pleinement vous satisfaire. Les dialogues sont rythmés et maîtrisés, le suspense est palpable, les personnages sont à mille lieux des protagonistes stéréotypés que l’on a coutume de voir et l’originalité du récit se fait sentir dès les premières pages de ce premier volume.

Autre point fort : les dessins qui, eux aussi, sont réussis. L’ambiance retranscrite est sombre et presque maléfique, ce qui, vous en conviendrez, est idéal pour un pitch mêlant magie noire et crise financière.

En conclusion, il est évident qu’un certain potentiel se dégage de cette production indépendante de Jonathan Hickman et de Tomm Coker. Mais tout reste encore à prouver pour ce duo tant, après la lecture de ce premier tome, les motivations et les origines des différents protagonistes restent floues. L’économie mondiale est dirigée par des adeptes de magie noire, c’est une certitude, mais pour en savoir plus, il faudra attendre (au minimum) le prochain volume. Néanmoins, avec un prix de lancement à 10€ et la présence d’Hickman au scénario, il y a fort à parier pour que Black Monday Murders ait suffisamment d’arguments pour vous convaincre et à raison.

Note : 6/10

R.L.

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