[Dossier] Star Wars VIII : analyse des rôles et personnages (Partie 2/3)

Depuis peu, nous avons entrepris la rédaction d’une critique de Star Wars 100% spoilers. Vous pouvez d’ailleurs découvrir la première partie centrée sur les péripéties les plus critiquées par le public ici :

Pour cette deuxième partie, nous allons passer en revue les principaux personnages du film.

Des personnages charismatiques et d’autres…oubliables !

Parmi la kyrielle de protagonistes que l’on trouve dans ce « Star Wars VIII : Les Derniers Jedi », certains n’ont cessé de se distinguer. Dans ce dossier, nous n’évoquerons pas tous les protagonistes mais nous mettrons en exergue ceux autour desquels les débats se sont enflammés sur le web.

Honneur aux dames, et même, à une une grande dame pour commencer cette critique des personnages : Leïa Organa interprétée par Carrie Fisher.

Leïa Organa 

Si l’on pouvait s’attendre à voir la fin de celle qui fut la Princesse Leïa, il n’en est rien et c’est tant mieux tant chaque passage où le personnage est porté à l’écran sonne juste. Du moins, presque tous puisqu’une scène est tout de même très discutable : celle où, à l’aide de la Force, Leïa vole littéralement au milieu des débris dans l’espace afin de rejoindre son Croiseur.

S’il est vrai que la manière ridicule avec laquelle se déplace Leïa rappelle Mary Poppins, il est, à mon humble avis, injuste de critiquer les compétences liées à la Force de la Générale Organa. Explications.

Rappelons tout d’abord que la Force est présente dans la famille Skywalker et que Leïa n’est autre que la fille de l’un des êtres les plus puissants que la galaxie a connu : Dark Vador.

Ensuite, il reste la question du comment : comment une femme âgée et qui ne s’entraîne pas au maniement de la Force (elle n’est pas une Jedi) peut-elle réussir à survivre plusieurs longues secondes dans le vide intersidéral ? En premier lieu, rappelons qu’à de multiples reprises, Vador, tout comme Sidious, a perçu le potentiel de Leïa et a tenté de la convaincre d’abandonner la Rébellion. L’Univers Etendu nous en donne d’ailleurs de nombreux exemples. Alors oui, cet Univers n’existe plus et n’a plus de valeur dans la continuité officielle depuis le rachat opéré par Disney. Néanmoins, l’affirmation selon laquelle Leïa présente un potentiel intrigant est également énoncée dans le film « Star Wars VI : Le Retour du Jedi ».

En second lieu, appuyons nous sur la justification du réalisateur lui-même :  « J’aimais bien l’idée qu’il s’agisse d’un moment instinctif. Comme ces histoires sur des parents qui parviennent à soulever une voiture comme s’ils étaient Hulk quand leur enfant se retrouve coincé en dessous. » A vous de juger si cette explication vous convient.

Luke Skywalker

C’est un ex-Jedi très sombre que l’on redécouvre lors de la première partie du film. Luke a effectivement bien changé. Celui qui fut un artisan du succès des Rebelles face à l’Empire s’est désormais coupé de la Force et attend la mort sur une île reculée. Ce choix a désarçonné beaucoup de fans qui voyaient toujours en Luke ce jeune fermier courageux prêt à risquer sa vie pour sauver ceux qu’il aime. Pourtant, et encore une fois, la nouvelle direction envisagée par Rian Johnson est cohérente avec l’ensemble du film.

On peut y déceler un but simple : surprendre le spectateur. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’objectif est atteint. Là où Star Wars septième du nom ne nous offrait qu’un remake de l’épisode 4 afin de contenter les nostalgiques, le VIII, quant à lui, surprend à de multiples égards.

D’un autre côté, si la surprise est au rendez-vous, il reste tout à fait compréhensible que la nouvelle direction choisie ne soit pas au goût de tous les fans. L’équipe de Comics Inside a, elle, apprécié le changement opéré et n’y aurait modifié qu’une seule chose : l’humour. A cet égard, si certaines réflexions de Luke sont de bon goût (« Tu viens de Jakku? Ah, tu viens vraiment de nulle part alors »), d’autres séquences humoristiques ont eu le don de nous sortir du film. Par exemple, celle où Luke jette le sabre tendu par Rey. Ce moment aurait pu se résumer à Luke n’acceptant pas l’arme Jedi où encore, à Luke la laissant tomber par terre, tout simplement.

L’envie des « décideurs » de créer un blockbuster dans lequel l’humour occupe une place bien plus marquée qu’auparavant est malheureusement trop perceptible. Tout comme la volonté de Rian Johnson de se déconnecter de l’épisode précédent : en transformant le passage fort qui constituait la fin du « Réveil de la Force » en une simple séquence humoristique, Johnson démontre qu’il tient à faire table rase du passé et repartir de zéro en faisant fi de l’héritage de son prédécesseur. Dommage.

Rey

La grande question qui demeurait avant de voir le film reposait sur les origines de Rey : tout comme l’on apprenait dans « L’Empire Contre-attaque » que Vador n’était autre que le père de Luke, qu’allait-il en être de Rey ?

A en croire ce dernier opus, les parents de Rey n’étaient personne comme l’affirme la principale intéressée et le confirme Kylo Ren. Mais encore faut-il que tout cela soit vrai. Effectivement, Rian Johnson a l’art de brouiller les cartes et J.J. Abrams n’a aucune obligation de reprendre cette idée. De plus, n’omettons pas qu’au moment de cette révélation, la jeune apprentie Jedi se trouve au beau milieu d’une situation des plus confuses durant laquelle Kylo essaye désespérément d’obtenir un ascendant psychologique sur elle.

Par contre, si Abrams décide de faire de cette révélation, une vérité, cela aurait de nombreuses conséquences de poids : de parfaits inconnus de la saga n’ayant aucun lien avec d’anciens Jedi ou Sith pourraient alors manier la Force et devenir des Jedi.

Poe Dameron 

Soyons clair : l’acteur qui incarne Poe Dameron, Oscar Isaac, démontre qu’il est parfait pour occuper le rôle de ce pilote impulsif.

Du côté des bonnes idées, on notera la plus importante implication du personnage dans l’histoire par rapport à l’épisode VII.

Du côté des mauvaises, on regrette de trouver en Poe un nouveau « Han Solo ». Autrement dit, un personnage-type meurt et on se contente de le remplacer. Quand on se rend compte des risques qu’a pris Rian Johnson avec ses changements de direction, il est dommage qu’il ait loupé le coche sur ce point.

Yoda

Critiqué ? Le mot est bien trop faible pour souligner la façon dont les spectateurs ont jugé la présence du maître Jedi à la peau verte. Au centre de ces critiques : sa capacité à provoquer un orage sur laquelle nous ne reviendrons pas (Voir partie 1) et son apparence.

Pourtant, encore une fois, je trouve injustifiés les reproches liés à ce dernier point. Les derniers épisodes, si l’on suit l’ordre chronologique, où Yoda apparaissait sont ceux de la plus vieille trilogie (IV-V-VI). On y découvrait un maître Jedi sénile et dont le physique avait souffert sous le poids des années. Et c’est la même image que nous offre Rian Johnson dans son film : Yoda y conserve sa part de sénilité et son apparence est égale à celle qu’il nous était donnée de voir dans les épisodes V et VI.

Finn et Rose

Peu présents à l’écran en comparaison avec Luke et Rey, ils n’en restent pas moins des personnages importants. C’est justement là que le bât blesse.

Ici, Finn n’est plus vraiment en accord avec la personnalité développée dans le septième opus. Là où on découvrait un personnage terre-à-terre et rationnel, on aperçoit désormais un Finn prêt à tout et impulsif.

Une guerre qui change un homme, ce n’est pas nouveau. Mais une changement si radical est dérangeant.

Et puis, il y a Rose… Difficile de défendre un personnage dont on ne sait pratiquement rien et qui couronne ses apparitions par un baiser des plus malvenus. Son intégration dans le film restera une tentative médiocre de rallier le marché chinois à la cause « Star Wars ». Malheureusement, à aucun moment, le spectateur n’éprouvera de l’empathie envers ce personnage. En cause, un traitement bien trop banal.

Le verre à moitié plein ou…

Encore une fois, c’est le ressenti de chacun qui permettra d’y voir plus clair. Si vous êtes de ceux qui acceptent la justification du réalisateur concernant la nouvelle personnalité de Luke et que vous avez saisi et apprécié le clin d’œil à la toute première trilogie (IV-V-VI) à travers l’attitude et l’apparence de Yoda, il y a fort à parier que vous faites partie des fans satisfaits par la production de Rian Johnson.

Dans le cas contraire, peu de personnages auront réussi à vous décrocher un sourire ou encore à vous mettre la larme à l’œil.

A très bientôt pour la dernière partie de ce dossier qui évoquera le neuvième film. 

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