The Goddamned : une vision violente et sanguinolente de la bible

Du sang, des larmes, de la poussière et encore du sang. Voici les ingrédients qui ont servi à la recette de ce Goddamned. Mais avant de l’évoquer en détail, j’aimerais vous préciser mon état d’esprit ainsi que mes croyances. Sachez que je suis de ceux qui ne croient pas en une force suprême à l’image d’un Dieu créateur de toutes choses. Pourtant, je suis loin d’être insensible à l’attrait que présente l’histoire de la bible qui constitue toujours l’un des plus grands mystères de notre bas monde. D’ailleurs, cet intérêt m’avait déjà poussé, il y a quelques années, à lire la bande dessinée « Noé » de Darren Aronofsky éditée chez le Lombard et également adaptée au cinéma. On y découvrait une histoire revisitée de la construction de l’arche de Noé.

Et Jason Aaron a lui aussi choisi de dépeindre l’époque qui a suivi le bannissement d’Adam et Eve du paradis. Dans The Goddamned, il n’est pourtant pas question de découvrir les aventures de ces deux protagonistes mais celles de leur fils, Caïn. Connu pour avoir commis le tout premier meurtre de l’histoire de l’humanité, ce personnage biblique, ou plutôt son action, a transformé le havre de paix qu’était la Terre en un monde de souffrances que se partagent plusieurs tribus, toutes plus violentes les unes que les autres.

Ce qui n’est pas pour déplaire à Caïn puisque celui-ci n’a qu’un seul objectif : mourir. Mais, puni par Dieu, il ne peut bénéficier du luxe de la mort et doit donc accepter son statut d’immortel.

Des rencontres lourdes de conséquences

Au cours de son épopée, Caïn rencontre divers personnages tout droit sortis de l’imagination fertile du scénariste mais aussi des figures emblématiques issues des écritures bibliques. Et celles-ci ne font pas uniquement office de clins d’œil à la bible mais ont, au contraire, le mérite d’enrichir le scénario de The Goddamned de bien belle façon.

En partant d’un concept simple et original (un immortel qui veut mettre fin à ses jours), Jason Aaron propose ici une histoire prenante dont chaque page révèle ce à quoi aurait pu ressembler notre planète à l’époque de Caïn. D’ailleurs, les dessins de R.M. Guéra participent eux aussi à cette réussite puisque son trait colle parfaitement au propos de The Goddamned, ce qui offre à ce dernier le statut d’immanquable pour tout amateur de comics.

Précisons également qu’Urban Comics a eu la bonne idée d’opter pour un prix de vente de 10€ pour ce premier tome.

Note : 8/10

R.L.

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