Après Les Cigares du Pharaon, Tintin revient à nouveau dans un nouvel écrin. Et si la forme bénéficie de tout le savoir-faire de Casterman (une nouvelle couverture pour l’occasion, une reliure de belle facture…), le fond n’est pas laissé de côté pour autant ! Cette fois, l’édition se veut réunir les dessins d’origine, parus à l’époque dans le journal « Tintin », et aujourd’hui restaurés pour notre plus grand plaisir.
Au programme, on découvre aussi des notes et des informations, agrémentées de photos d’époque ainsi que de croquis. On y retrouve notamment les réponses aux questions relatives au choix de la couverture, la façon dont Hergé à imaginé son récit (et pourquoi?), le point de départ de son histoire… Une vraie mine d’or pour les fans ! D’ailleurs, les recherches de l’auteur quant aux « gens du voyage », les clichés d’époque dont il s’inspirait pour ses dessins… sont riches en anecdotes et plus qu’intéressantes.
Et puis, il y a l’histoire en elle-même qui, encore aujourd’hui, bien qu’écrite au début des années soixante, touchera aisément les lecteurs. Les gags fonctionnent toujours, les péripéties s’enchainent sans jamais s’essouffler et certains thèmes sont encore d’actualité. Pour ceux qui n’auraient jamais lu cette BD, en voici le pitch de départ : la Castafiore décide de séjourner à Moulinsart pour le plus grand malheur du Capitaine Haddock. Et lorsque la cantatrice apprend que ses bijoux ont disparu, c’est tout le château qui est en émoi. Drôle, savoureuse et surprenante, cette histoire mérite plus que jamais l’édition dont la gratifie Casterman.
En d’autres mots, cette nouvelle édition est l’occasion d’en apprendre plus sur l’immense auteur qu’était Hergé, et de savourer son récit dans les meilleures conditions possibles.
Note : 8/10
R.L.