La fin du monde en trinquant : le roman graphique de la rentrée ?

Ce porc de Nikita Petrovitch en est convaincu : une comète va s’écraser en Russie. Et pour sauver les potentielles victimes de ce désastre, il est accompagné par un cabot dénommé Ivan.

Guère d’insultes dans ces quelques lignes puisque dans La fin du monde en trinquant, Jean-Paul Krassinsky a choisi de raconter une histoire humaine avec des animaux en guise de personnages. C’est ainsi qu’un astronome réputé, Nikita Petrovitch, est un cochon issu de la bourgeoisie russe tandis que son acolyte (imposé) n’est autre qu’un jeune chien aussi énergique que maladroit.

Des caractères humains et des animaux

Quand Nikita découvre une comète dont tout porte à croire qu’elle percutera la Russie dans un futur proche, il doit malheureusement se heurter au système administratif de la patrie, système qui démontrera très vite ses limites. En effet, aucun dispositif n’existant pour parer à ce genre de catastrophe naturelle, l’astronome décidera de confronter directement les politiques dont l’Impératrice elle-même. Résultat : non seulement la Russie ne viendra pas en aide aux paysans résidant dans la zone du futur impact mais, en plus, le cochon sera contraint de s’y rendre lui-même pour avertir les autochtones du danger. Et comme si cela ne suffisait pas, on lui imposera la compagnie d’une jeune hom… chien! Soit-disant passionné par les étoiles, Ivan n’en reste pas moins un rêveur dont la culture générale fait défaut et dont la maladresse aura le don d’irriter le scientifique.

Au travers de ce scénario, l’auteur parvient à coucher une belle histoire autour de deux comparses aux caractères forts différents. Rapidement capturés par des bandits, ces deux « héros » rencontreront bien des obstacles dans leur quête et des personnages à la personnalité distincte et surtout, très… humaine ! C’est le moins que l’on puisse dire puisque, outre le découpage plaisant et la beauté graphique que forment couleurs et traits, ce roman graphique tire sa force des comportements humains mis en images au travers d’animaux.

Un trait agréable, un scénario passionnant, des protagonistes hauts en couleur : La fin du monde en trinquant est une œuvre littéraire qui devrait s’inscrire dans les sorties recommandées de la rentrée. A lire !

Note : 8/10

R.L.

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