Star Wars 1 (kiosque/juin 2017) : une bonne porte d’entrée pour nouveaux lecteurs ?

Depuis le rachat de la franchise Star Wars par Disney, l’Univers Etendu n’existe plus. Rentrent dans la continuité officielle uniquement les films et les comics publiés par Marvel/Disney et distribués chez nous par l’intermédiaire de Panini.

Ce dernier a choisi d’imiter le concept très répandu au pays de l’Oncle Sam : une parution préalable des épisodes en kiosques avant d’incorporer ces mêmes récits dans des éditions reliées.

Quoi qu’il en soit, après 13 numéros captivants, voici que le dernier kiosque en date porte le numéro « 1 ».

Alors, véritable nouvelle porte d’entrée pour les néophytes de l’univers instauré par Lucas ou simple effet de com’ pour attirer de nouveaux clients ?

Difficile de passer après de belles surprises

J’étais l’un des premiers à pester contre le choix de Disney de faire table rase de l’immense histoire qui constitue la saga et qui existe par l’entremise des films, des dessins animés, des romans, des comics et j’en passe. Pourtant, je dois bien admettre que la fin de l’Univers Etendu tel qu’on le connaissait n’a pas été prise à la légère par Mickey et ses acolytes. Sans être parfaits, bon nombre des nouveaux récits offerts aux lecteurs se sont avérés très sympathiques. A cet égard, on pense notamment à la série « Dark Vador » qui est arrivée à convaincre sans peine les adeptes de la Guerre des Etoiles.

En d’autres mots, ce nouveau « premier numéro », sorti il y a peu, doit lui aussi réussir son examen d’entrée s’il veut parvenir à convaincre les fans qui n’auraient pas sauté sur l’occasion de lire les 13 premiers kiosques. Une tâche ardue mais pas impossible.

Verdict !

Du moyen et du moins bon

On commence avec un premier chapitre centré sur Leïa et une certaine Pash Davane. La première, gravement malade, a été retrouvée par la seconde sur Skorii-Lei, une planète qui rappelle vaguement Tatooine. Cette histoire fait office d’introduction au personnage de Pash et on se demande s’il n’aurait pas été plus opportun d’étoffer ce récit de quelques rebondissements bien sentis plutôt que de le composer uniquement de scènes d’action. Mais si le scénario de Kelly Thompson laisse à désirer, les dessins d’Emilio Laiso sont, eux, de très bonnes factures.

Ce qui ne sauve pas pour autant cette introduction puisqu’on finit de lire ce chapitre avec un goût de trop peu et pour lequel on n’en retiendra finalement que la discussion entre les deux personnages principaux où chacun explique ses motivations concernant son implication dans le conflit qui secoue la galaxie. Discussion durant laquelle la princesse Leïa explicite les raisons pour lesquelles elle ne peut se retirer de la guerre qui oppose les rebelles aux Siths. Nous avons donc droit à une double-page psychologique qui étoffe encore un peu plus la personnalité de la princesse rebelle.

Par contre, nous ne nous étendrons pas sur la deuxième histoire de ce kiosque qui se veut un hommage à Kenny Baker, l’interprète de R2-D2 au cinéma décédé en 2016. Durant quelques pages, on peut suivre R2-D2 qui doit se faufiler entre d’autres types de droïdes pour aller d’un point A à un point B… Une histoire courte sans véritable intérêt.

Après cette intermède, c’est l’heure du retour de Kieron Gillen avec un épisode dessiné par Mike Norton et axé sur les deux droïdes que sont BT et Triple Zéro. Si on avait appris leur existence au cours des séries précédentes, ce nouveau chapitre résume de manière habile à qui nous avons affaire. Les lecteurs avertis devraient également s’en trouver satisfaits puisqu’ils en découvriront un peu plus sur les origines de ces deux machines à tuer.

Seul regret : un chapitre bien trop court…

Enfin, le dernier épisode de ce kiosque n’est autre que le premier chapitre de la série « Doctor Aphra ». Rappelons qu’il est  question d’une archéologue qui, de fil en aiguille, s’était retrouvée à travailler pour Dark Vador. Si les épisodes précédents sont évidemment à conseiller à tout fan de Star Wars, que les nouveaux lecteurs se rassurent : ce nouveau premier numéro revient sur les débuts du Docteur. Cours d’archéologies lors de son cursus scolaire, premiers vols de reliques, méthodes déloyales et coups fourrés, ces pages permettent de rapidement cerner qui est Aphra et comment elle en est arrivée à devenir à la fois archéologue et voleuse.

Guère de soucis majeurs donc pour cette entrée en matière de Kieron Gillen même si l’on dénote tout de même quelques défauts comme le manque d’enjeu ou encore des dessins perfectibles que l’on doit à Kev Walker et à Salvador Larroca. Ne serait-ce que pour le visage de l’héroïne qui est, à quelques reprises, en deçà de la qualité atteinte dans les numéros précédents.

Conclusion

C’est donc une porte d’entrée correcte qui est offerte aux nouveaux lecteurs puisque ces derniers ne devraient pas éprouver de difficultés à prendre le train en marche. Cependant, on peut reprocher un manque d’audace pour l’ensemble des épisodes intégrant ce kiosque et il en va de même pour les dessins pour lesquels on peut aisément y trouver à redire.

Finalement, les véritables arguments de vente de ce « numéro 1 » résident dans les deux histoires écrites par Kieron Gillen parmi lesquelles « Doctor Aphra » qui devrait à la fois contenter les néophytes comme les lecteurs qui n’auraient pas fait l’impasse sur un seul des kiosques précédents.

Note : 6/10

R.L.

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