Cabaret Vert : notre compte-rendu sur cet événement multi-thèmes !

Crédit : Cabaret Vert

Le Cabaret Vert, c’est un festival de musique vert, éco-responsable, associatif… qui rassemble les fans de musique et de bandes dessinées à Charleville-Mézières. Un événement original qui vaut le détour ? Pour répondre à cette question, découvrez le compte-rendu de notre équipe.

Nous sommes jeudi, premier jour du festival. Les portes s’ouvrant à 16h, avec ma photographe, Jessica, nous décidons de nous rendre sur les lieux autour de 15h30. Le soleil est présent, de nombreux campeurs et visiteurs d’un jour se baladent en ville, des bénévoles souriants et motivés aident les conducteurs… : la journée commence sous les meilleurs auspices !

Nous trouvons une petite place libre près de l’église du village et nous nous rendons à pied à l’endroit indiqué pour retirer nos badges. Là-bas, nous apprenons que l’implantation du site du festival a changé et que le personnel a encore besoin de s’adapter à la nouvelle carte des lieux. Le retrait de badges prend un peu de temps, qu’il en soit ainsi, nous ne sommes pas là pour râler, mais bien pour couvrir un événement dans la bonne humeur. Il est 16h20 quand nous récupérons enfin nos badges, il ne nous reste qu’à pénétrer dans l’endroit !

Après une petite balade le long du canal, nous voilà à l’intérieur. Nous marchons entre les stands de nourriture pour nous rendre sur le lieu de notre graal : l’espace BD! Et quelle surprise, déjà, de ne pas retrouver sur notre chemin les mêmes stands habituels avec, au menu, leur hamburger à 7€, la ridicule portion de frites au même prix, et le kebab, généralement mieux garni lui, mais à 14€ tout de même. Au contraire, le Cabaret Vert, fidèle à ses valeurs, intègre des commerçants locaux dans son implantation. Ceux-ci proposent des hamburgers de sanglier, des crèpes au maroilles, de la charcuterie issue du terroir, des croque-monsieur XXL, et bien d’autres bon petits plats. Mieux encore : sans particulièrement être regardant côté finances, nous parvenons à nous contenter, et à boire quelques coups, pour 35€ (solde dépensé pour deux personnes!) seulement.

Entre les stands « food », on trouve des espaces dédiés au recyclage ou à la sensibilisation (Amnesty International…). De chouettes concepts y sont utilisés pour rendre leur présentation la plus ludique possible et renseigner les visiteurs. Une très belle initiative en parfaite adéquation avec l’image du festival.

Nous débarquons finalement dans l’espace BD et prenons le temps d’observer un panneau avec les horaires, (horaires qui n’étaient pas dispo sur le site à notre surprise). Première bonne note : les files sont plus aérées devant les artistes en dédicaces que pour l’édition précédente. Seulement, nous déchantons assez vite… Toujours pas de potelets pour séparer ces mêmes files, des sacs sont posés entre les visiteurs pour garder des places, etc. Quand on interroge un bénévole (l’un des chefs de zone), nous n’obtiendrons comme réponse que la chose suivante à propos d’un sac laissé devant nous depuis plus d’une dizaine de minutes : « s’il revient vite, on ne va rien dire. On avisera si ça se prolonge… »

Bon, la bonne nouvelle est que, malgré le nombre de collectionneurs présents, nous parvenons à nous glisser dans plusieurs files. Il est d’ailleurs l’heure de rejoindre celle de Pierre-Denis Goux et d’obtenir un beau dessin dans notre bd Nains, premier volume. Nous sommes dans la queue qui avance plutôt vite, surtout quand on s’aperçoit de la qualité des dessins réalisés par l’artiste. Nous arrivons à sa hauteur après une heure d’attente et là… c’est la déconvenue totale : « Je ne dessine que dans ma dernière parution, Fidji, et non pas dans les BDs de Fantasy. Consigne du festival ». Nous discutons tranquillement, expliquant que nous sommes là depuis plus d’une heure, BD à la main et bien visible, qu’il ne reste qu’une personne derrière nous, mais nous n’en obtiendrons rien. Dès lors, direction le chef de zone qui nous indiquera ne pas être au courant et n’avoir, évidemment, jamais donné une telle consigne. La faute à un artiste désirant un peu trop vendre sa dernière création ? À une organisation qui aurait pu communiquer un peu mieux ? Nous choississons de ne pas nous attarder sur la question.

Exposition sur les super-héros français dans la bande dessinée.

Bref, passé le moment des regrets, nous nous rendons chez Neyef. Peu bavard, ce fabuleux artiste nous gratifiera d’un superbe dessin de l’un de ses personnages dans Hoka Hey. Après quoi, nous nous plaçons dans la queue de Gaet’s et de Julien Monier. Quelle belle fin d’après-midi avec ces deux auteurs plein d’humour, de sourires et de joie de vivre ! Gaet’s enchaîne les blagues envers son dessinateur qui, en plus de dédicacer vite (et magnifiquement bien!) entre dans le jeu de son comparse, et y va de ses réparties bien senties. Gaet’s n’en restera pas là puisqu’il accompagnera sa signature d’un texte personnalisé pour chaque visiteur, en plus de petits dessins. « Quand on ne sait pas dessiner, on fait des mouches. Petites et faciles à représenter, ça passe dans une histoire de morts ! » (Dixit Gaet’s).

C’est donc le sourire aux lèvres que l’on rejoint le coin BD sitting, une initiative gratuite qui consiste à déposer vos livres pour profiter des concerts. Et là, c’est un autre monde qui s’ouvre à vous. Des spectacles et des animations (mariages fun et créatifs, des shows musicaux dans les allées, un glacier avec des saveurs comme « foin », « Maroilles »…), de très belles scènes avec de grands groupes internationaux et, on ne le répètera jamais assez, une offre de restauration aussi importante que variée.

Le festival tient à ses valeurs et offre autant d’infos que de chouettes initiatives !

On s’aperçoit vite que là où, dans l’espace BD, les bénévole semblent un peu perdus, ceux de la plaine sont bien mieux informés pour l’organisation des concerts. On enchaîne les styles avec Hugo TSR, Teddy Swims et Fontaines D.C. pour terminer en beauté avec Macklemore. Ce dernier mettra l’ambiance, répétera son message « Free Palestine » et saura contenter ses fans jusqu’à presque deux heures du matin. Un régal !

Enfin, il est déjà l’heure pour nous de rentrer. Là encore, grâce à quelques renseignements et conseils avisés de bénévoles, nous rejoignons rapidement notre véhicule pour quitter 30.000 spectateurs sans jamais être coincés dans les bouchons. Bravo.

En conclusion, qu’avons-nous pensé de notre journée ? Commençons par la partie BD. On y aperçoit bien une volonté de progresser avec des allées plus larges, une meilleure disposition des lieux, un horaire clairement affiché… Cependant, on ne comprend toujours pas le manque de communication pour un événement de cet acabit. Pas d’horaire sur le site, des règles écrites (pas de sac dans les files) sur le site Internet mais personne pour les faire respecter, des artistes qui ne dédicacent que leur dernière parution (encore une fois, sans que cela soit communiqué)… Bref, les 70 invités ont composé une belle affiche, il ne reste qu’à l’organisation à s’adapter pour rendre cette partie de l’événement incontournable. Bien-sûr, on ne s’en inquiète pas pour l’instant, surtout quand on voit la maîtrise de l’organisation pour sa partie « concerts ». Vivement l’année prochaine et espérons-le, que les nouveautés et la progression désirée soient à nouveau palpable côté BD !

R.L.

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